Bonjour Anita,
Parlez-nous de votre expérience. Comment avez-vous procédé pour vos premiers achats immobiliers ?
Au commencement, lorsque nous sommes arrivés en France, mon conjoint et moi, nous comptions les centimes. Ensuite, grâce au travail de mon mari Esteban, nous avons obtenu un logement de fonction à un prix attractif dans le XVIIe arrondissement.
Alors, je me rappelle avoir dit à Esteban que nous n’allions pas habiter toute notre vie dans un logement de fonction. C’est ainsi que j’ai commencé à me promener dans les villes voisines et à regarder les logements.
L’une des villes que j’ai visitées était Levallois-Perret. J’ai beaucoup aimé cette commune et j’ai dit à mon conjoint que c’était là que je voulais habiter.
Il m’a dit à ce moment-là : « ça ne va pas la tête ; c’est une ville de riches ! »
Je ne travaillais pas à cette époque et il était le seul à subvenir à nos besoins. Puis je suis très vite tombée enceinte de notre deuxième enfant.
Toutefois, je continuais à visiter les logements.
Un jour, j’ai vu un appartement à Levallois qui, pour nous, était hors de prix car à plus de 200 K€. Toutefois, il ne se vendait pas parce qu’il était très sale.
J’ai eu un coup de cœur malgré tout ; pour moi c’était mon appartement. En définitive, nous avons acheté ce logement à 190 K€, montant que la banque acceptait de nous prêter à l’époque.
Entre-temps, j’ai commencé à travailler, et je suis passée de vendeuse à directrice adjointe dans le magasin.
Comment les banques ont-elles accepté, après ce premier investissement, de vous financer un deuxième logement ? [protected]
Nous avons effectué des travaux dans notre appartement qui est devenu très beau. Ensuite, j’ai recommencé à visiter des logements. Nous venions de terminer tous les travaux, et au bout d’un an et demi nous l’avons vendu. L’appartement s’est très bien vendu, et c’est ainsi que nous avons pu financer l’achat de notre maison.
Cette fois-ci, l’acquisition était bien pensée.
Au début, je souhaitais créer plusieurs logements pour des femmes célibataires qui allaient accoucher. Cependant, j’ai réalisé que ce projet nécessitait un apport financier important. À ce moment-là, nous n’avions pas le potentiel financier pour le faire et je n’avais pas les compétences nécessaires pour gérer tout cela. De ce fait, nous avons acheté une maison dotée d’une dépendance exploitable.
Après quelques temps, j’ai eu à cœur de transformer la maison que l’on a divisée.
Maintenant, nous avons cinq logements (quatre appartements et une petite maison).
Par la suite, nous avons acheté une autre maison pour nous.
On parle souvent du risque locatif, comment vivez-vous ce risque ?
Le plus dur, ce n’est pas le risque locatif en soi ; c’est plutôt la mentalité. Notre but n’est pas de créer des logements pour que des personnes y restent à vie. Notre objectif est de permettre aux personnes de changer de niveau de vie au fur et à mesure, en passant d’un studio à un logement plus grand.
Avez-vous déjà eu des soucis locatifs ?
Il y a des personnes qui passent par des phases, et il faut faire avec et attendre… Celui qui ne risque rien n’a rien.
Était-ce le moment le plus dur ?
Non, le plus dur, c’est la prise de décision. Quelques fois, je me dis : « Je vends tout et je m’exile dans une île ! » C’est lourd, mais il ne faut pas le voir comme un business. Selon moi, il faut s’intéresser aux personnes.
Un conseil à donner aux personnes qui souhaitent se lancer dans l’investissement locatif
Il ne faut pas avoir peur. Avant de prendre une décision, il faut réfléchir et se demander pourquoi nous voulons le faire. Ensuite, il faut se lancer. Si nous hésitons parce que nous avons peur des risques, alors il faut le faire. Si, au contraire, c’est parce que nous n’avons pas les moyens ou les capacités pour gérer, il faut prendre du recul, attendre un peu. Cependant, il ne faut surtout pas se freiner à cause de la peur.
Merci Anita pour vos précieux conseils. N’oublions pas également qu’afin de diminuer les risques, des spécialistes peuvent nous accompagner. [/protected]
